De la canne à sucre au Développement Durable

Publié le par alexandrine

"Dieu soit loué, les choses se sont récemment grandement améliorées sur cette île", écrivait un insulaire en 1637. il faisait allusion à la richesse et au prestige que la canne à sucre avait apportés à La Barbade.
Toujours aujourd'hui, la bagasse (résidu du broyage) est utilisée comme carburant dans les raffineries, alors que le surplus, mélangé à toutes les impuretés extraites du jus, sert à fabriquer un compost qui est répandu dans les champs de cannes. L'industrie sucrière est tenue en haute estime par les défenseurs de l'environnement, car tous les produits et résidus sont recyclés.

Publié dans Environnement

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Philippe 24/10/2006 11:07

Monsieur, merci pour votre blog. Vous savez aujourd'hui,  les études en cours sont plutôt porteuses.La dernière étude en date était menée par un cabinet de l'hexagone et l'on y apprend que les recommandations des chercheurs vont dans le droit fil des défenseurs de la réalisation d'une filière bioéthanol aux Antilles.
Selon ces spécialistes, la production d'éthanol pourrait débuter en Guadeloupe dans l'immédiat et sans investissement supplémentaires avec les excédents de mélasse des sucreries de Gardel ( 15 000 tonnes produites ) et de Marie-Galante( 4300 tonnes) soit au total 19 300 tonnes de mélasse correspondant à une production de 45 tonnes d'éthanol.
S'agissant de la Martinique (que vous affectionnez plus particulièrement!) le cabinet qui a mené l'étude affirmer que « la surface plantée en cannes est de 3600 hectares, il apparaît raisonnable d'estimer que cette surface pourrait s'accroître d'un maximum de 3700 hectares qui, mis progressivement en cannes, représentent un potentiel de 14 500 tonnes d'éthanol soit environ 12% de la consommation d'essence locale.
Apparemment la Martinique doit attendre encore un peu de voir développer sa production cannière pour à aller vers cette « production d'un nouveau genre » qui présenterait certains avantages en ce qui concerne l'effet de serre notamment.Continuez!Philippe de l'Office de Développement de l'Economie Agricole des Départements d'Outre-mer (ODEADOM)